Girardin : attention aux offres trop alléchantes !

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Girardin industrielle : que penser des taux trop élevés ?

Girardin 2025 : attention aux taux les plus élevés !

En ce début d’année 2025 plusieurs sociétés démarchent les investisseurs pour leur proposer des opérations Girardin « de plein droit »  affichant des taux très (trop ?) élevés, parfois supérieurs à 20%. 

Nous tenons à attirer votre attention sur le fait qu’il convient d’être très vigilants face à ces offres.

En effet, les cabinets anciens et de bonne réputation proposent tous des taux comparables, généralement légèrement supérieurs à 10%. On peut citer entre autres les cabinets Interinvest, Profina, ou Ysidis qui sont des cabinets présents depuis plusieurs décennies et qui bénéficient sur le marché d’une excellente réputation.
 

Qu'est ce que la Girardin "de plein droit"

Les produits Girardin sont généralement classés en deux catégories : le « plein droit » et l’agrément ». Qu’entend-on exactement par là ?
 

La réduction d’impôts d’impôts Girardin naît de l’acquisition d’un matériel professionnel éligible au dispositif. Or, il existe des seuils de montant d’investissement qui soumettent le projet à une démarche d’agrément préalable auprès des services fiscaux, soit locaux, soit nationaux, pour lui permettre de bénéficier du régime Girardin.

Ainsi, un dossier Girardin « de plein droit » est un dossier qui bénéficie d’une dérogation à la démarche d’agrément préalable en raison d’un montant d’investissement inférieur au seuil d’agrément préalable (250.000 €). 

Un dossier Girardin avec agrément est quand à lui soumis à une procédure d’agrément préalable du fait d’un programme d’investissement. 

Voici quelques articles pour rentrer plus dans le détail du montage :

Tout savoir sur l'investissement en loi Girardin Industriel
Girardin industriel : questions fréquentes

Ainsi un dossier avec agrément offre une sécurité appréciable du fait qu’il a été examiné et validé au préalable par un agent des impôts. L’agrément valide les aspects juridiques du projet et son éligibilité au régime Girardin mais n’exclue pas tous les risques : en cas de défaillance de l’exploitant la condition de maintenir le matériel en exploitation pendant 5 ans pourrait ne pas être remplie et la réduction d’impôts pourrait être remise en question.

Sur un dossier « de plein droit » l’opération est montée par le cabinet sans qu’il soit à aucun moment examiné par le service des impôts : le sérieux et la réputation du cabinet sont donc plus que jamais des éléments essentiels, car en l’absence de contrôle il existe un risque d’erreur de la part du cabinet, mais il est également possible de tomber sur des opérateurs malhonnêtes.

Afin de rassurer les investisseurs sur le sérieux de leur offres de plein droit, certaines sociétés ont mis en place des « garanties de bonne fin fiscale ». Ces garanties peuvent être montées de différentes manières (garantie intrinsèque ou extrinsèque) et les modalités de couverture peuvent varier et il convient de poser plusieurs questions, notamment : 

  • Qui émet la garantie ? 
  • Quelle est la solidité de la garantie qui émet la garantie, en particulier si elle est intrinsèque ? 
  • Si la garantie est portée par l’exploitant que se passera t’il s’il est défaillant ?
  • La couverture est-elle à hauteur du montant de l’apport ou de la réduction d’impôts ? 
  • Qui fait l’avance du redressement fiscal s’il se produit en attendant le remboursement ?
  • Quid de la prise en charge d’une éventuelle franchise dans le cas d’une garantie extrinsèque ?

Pourquoi faut-il être vigilant face aux offres Girardin affichant les taux les plus élevés ?

Comme évoqué précédemment les cabinets connus et de bonne réputation offrent tous en ce début 2025 des conditions de taux qui se tiennent en quelques points de rendement, généralement proches de 10%, pour du plein droit avec garantie de bonne fin fiscale.

Pour arriver à ce taux et proposer à l’investisseur une opération montée de façon sérieuse, il faut non seulement verser une part de la réduction d’impôts à l’exploitant du matériel (la « rétrocession »), rémunérer son réseau de distribution mais aussi budgéter de quoi faire vivre la SNC pendant 5 ans, en assurer le suivi après vente et assumer la garantie si besoin.
 
Les cabinets cités maîtrisent parfaitement le dispositif Girardin, qu’ils pratiquent au quotidien depuis plusieurs décennies, et il semble raisonnable de penser qu’ils n’ont pas pu tous passer à coté d’un potentiel d’optimisation qui leur aurait permis de gagner plusieurs points de rendement.
  
Ceci doit forcément alerter l’investisseur avisé, qui face à une offre affichant un taux anormalement élevé (parfois plus du double du taux du marché !) doit se poser certaines questions : 
 
  • Pourquoi me propose t-on un tel gain pour souscrire cette offre ? 
  • Si le produit proposé est de la même qualité que les autres, pourquoi ne se vend-il pas à des conditions de taux comparables ? 
  • Comment font ces sociétés pour dégager une telle marge supplémentaire par rapport aux majors du marché qui pratiquent ce métier depuis 30 ou 40 ans ? Ont-ils découvert une façon d’optimiser leurs montages qui auraient échappé pendant toutes ces années à tous les professionnels du secteur ? Sur quel poste peuvent-il réaliser de  telles économies ? La gestion ?  La distribution ? La rétrocession à l’exploitant ? La garantie ?
  • Enfin pourquoi ne gardent-ils pas cette marge pour eux ? Sur des dizaines de millions d’€ de souscriptions cela doit représenter beaucoup d’argent, seraient-ils philanthropes ?
Rappelons nous le vieux diction qui dit non sans sagesse que l’on « attire pas les mouches avec du vinaigre« , et comme l’AMF se plait à nous le rappeler qu »un « rendement élevé est forcément la contrepartie d’une prise de risque élevée« .
 
Souscrire une opération de ce type peut sembler alléchant, mais c’est aussi prendre le risque dans le cas ou l’opération était contrôlée et qu’elle s’avérait délictueuse de perdre la totalité de la réduction d’impôts, mais également de se voir appliquer des pénalités de retard, soit une perte potentiellement supérieure au montant initialement versé.
 
L’histoire nous a montré que des cabinets aux méthodes proches ont fini par être démasqués, entraînant hélas dans leur sillage des milliers d’investisseurs imprudents ou mal conseillés. On peut citer par exemple les nombreuses requalifications liées au solaire dans les années 2010 :
 
– L’affaire Gesdom
– L’affaire Hedios,
– L’affaire DTD/Lynx Industries,
 
Hélas les affaires en loi Girardin ne sont pas arrêtées avec la fin des années 2010 puisqu’une qu’une nouvelle affaire d’escroquerie présumée est en cours de jugement sur la Réunion ainsi qu‘une affaire de 30m€ en Guyane identifiée en Décembre 2024.

Pourquoi faire confiance à Reduction-Impots.fr ?

Depuis la création du cabinet, nous avons eu la chance d’accompagner plus de 20 millions d’€ de souscriptions en loi Girardin industrielle, que ce soit sur des opérations de plein droit ou avec agrément, et ce sans jamais avoir à déplorer d’une seule requalification.

Notre philosophie en la matière est d’appliquer plus que jamais une rigueur toute particulière sur le choix des partenaires : les opérations que nous proposons doivent bénéficier soit d’un agrément fiscal, soit d’une garantie de bonne fin fiscale solide et explicite, et être montés par un cabinet dont la réputation de sérieux ne laisse aucun doute.

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