Dernière ligne droite pour optimiser vos revenus et bénéficier d'une défiscalisation en 2024 !
La fin de l’année approche à grand pas mais il est encore temps de réduire votre charge fiscale en optant pour un dispositif de défiscalisation 2024. Pour en bénéficier, il est impératif d’agir avant le 31 décembre 2024, afin que les avantages fiscaux soient pris en compte dans votre prochaine déclaration de revenus. Étant donné le délai serré avant la fin de l’année, orientez-vous vers des dispositifs simples et rapides à mettre en œuvre, comme :
- la souscription à une Girardin industrielle ;
- l’ouverture d’un PER (ou versement de primes sur un PER existant) ;
- l’investissement dans des parts de FIP/FCPI ;
- l’achat de parts de SCPI de défiscalisation (Pinel, Malraux, etc.) ;
- la souscription à des parts de SOFICA.
- la réalisation de dons à des associations ou organismes caritatifs ;
Comparatif des solutions de défiscalisation 2024
Vous cherchez la solution idéale pour votre défiscalisation 2024 ?Pour découvrir le dispositif qui correspond le mieux à votre situation et à votre projet consultez notre comparatif : « Quel produit de défiscalisation privilégier pour 2024 ? »
1.1 Pourquoi la Girardin Industriel ?
La souscription d’une Girardin industrielle est une opération consistant souscrire des parts dans une SNC ou une SAS dans le but d’obtenir une réduction d’impôts supérieure au montant versé.
Concrètement, cela peut s’assimiler à une forme de don bonifié puisque le capital versé n’est pas récupérable, et que toute la rentabilité se fait sur la réduction d’impôts obtenue.
Exemple : je verse en 2024 une somme de 10.000 € destinée à subvention un industriel en outremer, j’obtiendrais en 2025 une réduction d’impôts de 11.000 €.
👉 Découvrez nos conseils détaillés dans l’article : Pourquoi souscrire une Girardin industrielle ?
Les avantages de ce type d’opération sont :
– La souplesse : la Girardin industriel ne nécessite pas de mobiliser un capital sur une durée longue, le retour sur investissement étant réalisé sur un an
– C’est un dispositif économique en matière de capital investi : en effet pour obtenir une réduction d’impôts de 11.000 € tous les autres dispositifs nécessiteront le déploiement d’un capital bien plus important
– L’opération peut être reconduite chaque année et son montant ajusté en fonction de la fluctuation de vos revenus
– La rentabilité : l’opération peut être assimilée à un placement sur un an offrant un rendement fixe de 10% net d’impôts, ce qui en fait l’une des meilleures opérations de placement parmi l’offre disponible
1.2. Pourquoi choisir l’épargne retraite (PER) ?
1.2.1. Une solution accessible à tous
Souscrire un Plan d’Épargne Retraite (PER) ou effectuer un versement sur des produits d’épargne retraite avant la fin de l’année permet de diminuer votre revenu global imposable.
En savoir plus sur le PER : Tout savoir sur le PER individuel
Cette réduction entraîne mécaniquement une baisse du taux moyen d’imposition, directement proportionnelle à votre taux marginal d’imposition.
À noter : Depuis le 1er janvier 2024, il n’est plus possible d’ouvrir ou d’alimenter un PER pour un mineur. En conséquence, aucun versement ne doit être effectué au profit des enfants mineurs de vos clients.
Les versements volontaires sont déductibles de votre revenu global (selon certaines limites et dans le respect du plafond épargne retraite).
Si vous souhaitez profiter pleinement de l’avantage fiscal du PER, il est important de savoir combien verser sur son PER chaque année.
1.2.2. Nouveauté 2024 : une opportunité pour les professions libérales en SEL
Les professions libérales exerçant au sein de Sociétés d’Exercice Libéral (SEL) bénéficient également d’avantages spécifiques.
Pour rappel, les gérants majoritaires de SELARL ou SELCA doivent répartir leur rémunération de manière standard comme suit (sauf preuve d’une ventilation différente) :
- 95 % liée à l’activité libérale, soumise aux Bénéfices Non Commerciaux (BNC) ;
- 5 % liée à l’activité de direction, imposée selon l’article 62.
Ces professionnels ont la possibilité de déduire les versements effectués sur un PER à partir de leurs revenus catégoriels, qu’ils soient soumis au régime BNC ou à l’article 62.
Les gérants de SELAS et SELAFA doivent répartir leur rémunération en fonction des dispositions prévues par leur mandat social. Cette répartition est déterminée par les statuts, les procès-verbaux d’assemblées générales traitant de la rémunération liée aux fonctions de direction, ou une convention conclue avec la société.
Ainsi :
- La rémunération liée au mandat social est imposée dans la catégorie des traitements et salaires.
- L’excédent correspondant à l’activité libérale est quant à lui imposé au titre des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).
Pour ces associés, les nouvelles règles entraînent une transition d’un régime d’imposition basé sur les traitements et salaires vers celui des BNC. Cette évolution leur offre la possibilité de déduire les versements effectués sur un PER ou un contrat Madelin de leurs revenus catégoriels BNC, sauf en cas d’option pour le régime micro-BNC.
Remarque :
Les travailleurs non-salariés (TNS), qu’ils soient soumis au régime des BNC ou gérants imposés selon l’article 62, peuvent imputer leurs versements volontaires sur leur PER :
- soit sur leur revenu global, conformément à l’article 163 quatervicies du CGI ;
- et/ou sur leur revenu catégoriel (BNC ou rémunération de gérance article 62), selon l’article 154 bis du CGI.
1.3. Pourquoi investir dans les PME, FIP ou FCPI ?
Investir dans le capital de PME permet de bénéficier d’une réduction d’impôt attractive, adaptée selon le type d’entreprise bénéficiaire et les caractéristiques personnelles de l’investisseur (situation familiale, appétence au risque, niveau d’imposition). Les taux de réduction, variables selon les cas, commencent à 18 % et peuvent atteindre jusqu’à 50 % du montant investi ! Voici les détails :
Sociétés foncières solidaires et entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) : Réduction d’impôt de 25 %, valable jusqu’au 31 décembre 2025, soit une réduction maximale annuelle de 12 500 € (ou 25 000 € pour un couple).
Jeunes entreprises innovantes (JEI) : Réduction d’impôt de 30 %, avec un plafond annuel de réduction fixé à 22 500 € (ou 45 000 € pour un couple).
JEI réalisant des dépenses de recherche représentant au moins 30 % de leurs charges : Taux exceptionnel de 50 %, permettant une réduction maximale de 25 000 € (ou 50 000 € pour un couple)
👉 Découvrez le fonctionnement détaillé de ce nouveau dispositif : tout savoir sur le dispositif Midy
Remarque : L’avantage fiscal lié aux investissements dans des JEI ne peut dépasser un total de 50 000 € d’impôt réduit sur la période allant du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2028.
Autres PME : Réduction de 18 %, avec une réduction maximale annuelle de 9 000 € (ou 18 000 € pour un couple).
Remarque : les Groupements Forestiers d’Investissement sont éligibles à ce régime – cela représente une option particulièrement intéressante car elle permet de cumuler cette réduction d’impôts avec un fort abattement successoral.
De plus, vous pouvez bénéficier de réductions d’impôt en investissant dans des fonds d’investissement tels que les FIP ou FCPI investissant eux même dans un portefeuille de PME éligibles :
- En 2024, ces dispositifs retrouvent leur taux historique de réduction de 18 %, après une hausse exceptionnelle à 25 % de ces dernières années.
- Les FIP Corse et les FIP DOM-COM conservent leur taux avantageux de 30 %, en vigueur depuis 2020.
Investir dans la recherche Française
Vous souhaitez bénéficier de réductions d’impôts tout en donnant un coup de pouce à la recherche et à l’innovation ? Cliquez ici pour tout savoir sur le dispositif Midy
1.4. Pourquoi choisir les SCPI de défiscalisation ?
Les SCPI fiscales sont des solutions souples et accessibles, idéales pour les contribuables cherchant à simplifier la gestion de leur patrimoine tout en le diversifiant. Plusieurs dispositifs attractifs sont disponibles :
- Malraux : Découvrez les avantages dans notre article Les SCPI Malraux.
- Monuments Historiques : Découvrez ce type de SCPI dans notre article Les SCPI Monuments Historiques
- De Normandie : Retrouvez plus d’informations dans notre article Les SCPI De Normandie.
- Déficit foncier : Consultez notre article Les SCPI de déficit foncier.
- Pinel : Détails dans notre article Les SCPI Pinel.
Attention : 2024 marque la dernière opportunité de bénéficier des réductions d’impôt offertes par les SCPI Pinel. Les souscriptions doivent impérativement être finalisées avant le 31 décembre 2024, faute de quoi aucun avantage fiscal ne sera accordé. De
1.5. Pourquoi les SOFICA ?
Investir dans les SOFICA est une stratégie intéressante pour les contribuables ayant déjà atteint le plafond des niches fiscales de 10 000 €. Ce dispositif bénéficie d’un plafond spécifique de 8 000 €, offrant une opportunité d’économie fiscale supplémentaire.
Pour en savoir plus, consultez notre article : La SOFICA pour réduire ses impôts.
À noter : La souscription aux SOFICA a été prolongée de 3 ans par la loi de finances pour 2024, et restera accessible jusqu’au 31 décembre 2026.
1.6. Pourquoi faire des dons ?
Les dons réalisés au profit d’organismes venant en aide aux personnes en difficulté (fourniture de nourriture, aide au logement, accès aux soins, etc.) permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt avantageuse jusqu’en 2026. Cette réduction s’élève à 75 % du montant du don, dans la limite de 1 000 €, soit un avantage fiscal maximal de 750 €.
Exemple d’organismes éligibles :
Les Restos du Cœur, le Secours catholique, le Secours populaire, la Croix-Rouge, Médecins du Monde, les Apprentis d’Auteuil, l’Armée du Salut, les Petits Frères des Pauvres, la Fondation Abbé Pierre, etc.
En savoir plus sur nos organismes partenaires : réaliser un don
De plus, les dons ou abandons de revenus réalisés en faveur de la Fondation du patrimoine avant le 31 décembre 2025, pour la sauvegarde du patrimoine religieux, ouvrent également droit à une réduction d’impôt de 75 %, dans la limite de 1 000 €, soit un maximum de 750 € de réduction fiscale.
Remarque importante :
Les dons peuvent également être utilisés pour réduire l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Toutefois, les avantages fiscaux ne sont pas cumulables : il faut choisir entre une application à l’impôt sur le revenu ou à l’IFI.
Pour l’IFI :
- Les dons sont pris en compte jusqu’à la date limite de dépôt des déclarations.
- En 2024, cette date limite étant fixée au 16 septembre 2024, les dons effectués après cette échéance, soit jusqu’au 31 décembre 2024, ne peuvent plus réduire l’IFI dû pour l’année en cours.
Vos questions les plus fréquentes (FAQ) :
Cela dépends de la nature de l’avantage fiscal octroyé et parfois du régime concerné.
En principe, les réductions d’impôts dépassant le montant de l’impôt dû n’est ni reportable ni remboursable, toutefois il existes quelques exceptions notamment pour les loi Malraux et loi Girardin industriel ou les réductions d’impôts non utilisées peuvent être reportées (à condition de ne pas dépasser les plafonds).
Les crédits d’impôts quand à eux sont par principe récupérés en cas d’excédent, avec là aussi quelques exceptions comme les crédits d’impôts octroyés pour éviter la double imposition lors d’opérations internationales.
Le plafonnement global des avantages fiscaux limite, pour une année donnée, le montant total des avantages fiscaux qu’un contribuable peut obtenir. Ce plafond fixe une somme maximale au-delà de laquelle les réductions ou crédits d’impôt ne sont plus pris en compte. Toutefois, certains avantages fiscaux échappent à ce plafonnement.
En effet, ce mécanisme ne s’applique pas :
- Aux avantages fiscaux liés à la situation personnelle du contribuable, comme les frais pour hébergement en établissement pour personnes dépendantes.
- Aux mesures visant des objectifs d’intérêt général sans contrepartie, tels que les dons effectués à des organismes d’intérêt général.
Les avantages fiscaux soumis à ce plafonnement peuvent prendre la forme de :
- Déductions sur le revenu imposable.
- Réductions d’impôt.
- Crédits d’impôt.
Exemples d’avantages fiscaux concernés :
- Souscriptions au capital de PME, FIP ou FCPI.
- Dispositifs comme Girardin, SOFICA, Scellier, Pinel, Duflot, Censi-Bouvard ou investissements forestiers.
- Crédits d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile ou les frais de garde de jeunes enfants.
En revanche, certains dispositifs sont exclus de ce plafonnement global, comme :
- Les dons aux organismes d’intérêt général.
- La prestation compensatoire en capital.
- Les frais de scolarité.
- Les dépenses d’équipements pour les personnes âgées ou en situation de handicap.
- Les cotisations syndicales.
- Les dispositifs spécifiques tels que Malraux ou Midy, qui restent toutefois soumis à leurs propres plafonds.
Depuis 2013, une grande majorité des avantages fiscaux sont soumis au plafonnement des niches fiscales. Ce plafond est fixé à 10 000 € ou 18 000 €, selon la nature des investissements réalisés. Le calcul du plafonnement global suit plusieurs étapes :
Étape 1 : Déterminer un impôt théorique (impôt n°1)
Ce montant correspond à l’impôt calculé en incluant l’ensemble des avantages fiscaux du contribuable, sans distinction entre ceux soumis ou non au plafonnement global.
Étape 2 : Calculer l’impôt sans les avantages plafonnés (impôt n°2)
On recalculera l’impôt en excluant les avantages fiscaux entrant dans le champ du plafonnement global. La différence entre l’impôt n°1 et l’impôt n°2 représente l’économie générée par les avantages soumis au plafonnement.
- Si cette économie est inférieure au plafond applicable (10 000 € ou 18 000 €), aucun plafonnement n’est appliqué.
- En revanche, si cette économie dépasse le plafond, le plafonnement global entre en jeu. Dans ce cas, la partie excédentaire des réductions ou crédits d’impôt est définitivement perdue, sauf exceptions, comme la réduction Madelin pour souscription au capital de PME.
Étape 3 : Calculer l’impôt net après plafonnement
Pour obtenir l’impôt réellement dû, on ajoute au montant de l’impôt n°2 la part des avantages fiscaux excédant le plafond applicable. Ce total représente l’impôt net dû après application du plafonnement global.
Remarque importante :
- Lorsque le contribuable cumule des avantages soumis à des plafonds distincts (par exemple, 10 000 € pour les avantages classiques et 18 000 € pour les investissements outre-mer ou SOFICA), les plafonds doivent être appliqués successivement. On prends alors pour le plafond à 10.000 € uniquement les avantages fiscaux relavant de ce plafond, et on prends ensuite pour le plafond à 18.000 € les réductions d’impôts Sofica et Girardin auxquels on rajoute les opérations relavant du plafond à 10.000 €.
- Pour les investissements réalisés entre 2009 et 2014, des règles de plafonnement spécifiques étaient en vigueur chaque année. Si des réductions d’impôt datant de cette période subsistent encore, il est nécessaire de calculer l’effet des plafonds année par année pour tenir compte des règles en vigueur à l’époque.
Les non-résidents fiscaux en France assujettis à une imposition sur le territoire, sont soumis à des règles spécifiques.
Définition des non-résidents
Un non-résident est un contribuable qui ne remplit pas les critères définis à l’article 4 B du Code Général des Impôts (CGI).
Attention : Les non-résidents dits « Schumacker » peuvent, dans certains cas, être assimilés à des résidents fiscaux français.
Régime fiscal des non-résidents
Par principe, les non-résidents sont imposables uniquement sur leurs revenus de source française. Cependant, ils ne peuvent pas bénéficier de certaines dispositions fiscales accordées aux résidents :
- Déduction des charges du revenu global, telles que les cotisations versées au titre de l’épargne retraite (PER, PERP) ou les investissements immobiliers défiscalisants (Pinel, Monuments historiques, etc.).
- Réductions et crédits d’impôts.
Exception sur les déficits fonciers : Bien qu’aucune règle explicite ne soit prévue pour leur imputation, il semble que les déficits fonciers soient imputables sur le revenu global des non-résidents.
Départ de France des résidents fiscaux
Les résidents fiscaux français qui quittent la France pendant une période d’engagement locatif liée à une réduction d’impôt (par exemple, un dispositif Pinel) ne remettent pas en cause cette réduction obtenue avant leur départ. Cependant, les modalités d’imputation de cette réduction peuvent changer après leur expatriation en fonction des régimes.
Régime dérogatoire pour les nouveaux résidents fiscaux français
Les nouveaux résidents bénéficient de deux dérogations importantes pour la détermination du plafond de déduction applicable aux versements réalisés lors de leur première année de domiciliation en France :
- Le plafond de déduction est calculé sur les revenus de l’année de domiciliation en France (année N), et non sur ceux de l’année précédente (année N-1). Ce plafond est limité à 8 PASS.
- Ils bénéficient sous condition d’un plafond de déduction complémentaire égal à 3 fois le plafond de déduction (soit 3 x 10 % des revenus ou 3 x 10 % du PASS).
Conditions :
En conséquence, les nouveaux résidents bénéficient de 4 plafonds cumulables, tout comme les autres résidents fiscaux français.
- Plafonnement Global :
- Article 200-0-A du CGI
- BOI-IR-LIQ-20-20-10
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