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FCPR Odyssée Actions n°4

FCPR · Capital de PME · Odyssée Venture

Le FCPR Odyssée Actions n°4 propose une exposition à des entreprises de croissance, principalement françaises. Constitué le 30 septembre 2026, il investit majoritairement en actions pour accompagner des projets de développement, d’acquisition ou de transmission. Il est accessible à partir de 10 000 € pour les parts A1 et peut être étudié dans certains projets de remploi en apport-cession.

L’investissement présente un risque de perte en capital et une durée de blocage de 8 ans, pouvant atteindre 10 ans. La documentation comporte aussi un avertissement sur des retards de liquidation de fonds précédemment gérés par Odyssée Venture, détaillé ci-dessous.

Mise à jour le 29 octobre 2026 · Rédaction : Bertrand Brottier.

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Illustration du capital-investissement — visuel non contractuel.

Les caractéristiques d’Odyssée Actions n°4

Repère Caractéristique
Forme juridique Fonds commun de placement à risques, géré par Odyssée Venture
Agrément du fonds AMF du 12 juin 2026, n° FCR 20260273
Part A1 Minimum 10 000 € hors droits d’entrée ; ISIN FR0014018JP5
Part A2 Minimum 100 000 € hors droits d’entrée ; ISIN FR0014018JQ3
Échéance initiale 30 septembre 2034
Prorogations Deux périodes d’un an, jusqu’au 30 septembre 2036
Souscriptions annoncées Jusqu’au 31 mars 2028, avec possibilité de clôture anticipée
Indicateur de risque 6 sur 7
Classification SFDR Article 6

Ces informations figurent dans le dossier officiel regroupant brochure, DIC et règlement. L’agrément de l’AMF ne garantit ni la performance ni l’avantage fiscal individuel.

Dans quelles entreprises le fonds investit-il ?

Odyssée Venture exerce son activité de gestion depuis 1999. Pour Actions n°4, la société privilégie des PME présentant, selon son analyse, des perspectives de croissance et de rentabilité. La sélection peut couvrir plusieurs secteurs, avec des participations minoritaires et un portefeuille recherché de plus d’une dizaine d’entreprises.

La politique prévoit une exposition de 75 % à 100 % en actions et instruments assimilés dans les limites du règlement. Le cœur du portefeuille représente au moins 50 % d’investissements dans des PME non cotées ou assimilées. Des investissements complémentaires peuvent concerner des entreprises de taille intermédiaire non cotées ou des actions cotées.

Les capitaux peuvent servir à financer une croissance externe, un développement ou une transmission. Le résultat dépend de la progression réelle des entreprises et des conditions de revente. La diversification recherchée ne supprime pas le risque de défaillance d’une participation ni celui d’une baisse des marchés.

Comment fonctionnent la souscription et la sortie ?

Le minimum dépend de la part choisie : 10 000 € pour A1, 100 000 € pour A2, hors droits d’entrée. Il faut comparer les conditions de frais avant de retenir une catégorie. La période de souscription est annoncée jusqu’au 31 mars 2028, mais le règlement permet une clôture anticipée lorsque les conditions prévues sont réunies.

Le fonds a été constitué le 30 septembre 2026 pour huit années. La société de gestion peut décider deux prolongations d’un an. Les rachats ne sont normalement pas autorisés pendant cette période, hors cas de décès ou d’invalidité qualifiée prévus par le règlement. Le calendrier de cession des participations conditionne les restitutions.

Une valeur liquidative permet de suivre une estimation de la valeur des parts ; elle ne constitue pas une promesse de rachat à ce prix. Il faut donc conserver une trésorerie disponible en dehors du fonds pour les dépenses et engagements prévisibles.

Quels frais sont prévus ?

Les droits d’entrée peuvent atteindre 5 %. La brochure affiche un taux de frais annuel moyen maximal, calculé sur la durée maximale de dix ans, de 4,98 % pour A1 et de 4,68 % pour A2. Ce TFAM agrège différentes catégories de frais ; il ne correspond pas au seul taux de gestion.

Le DIC A1 présente, pour son illustration sur huit ans, des frais de gestion et d’administration estimés à 3,66 % par an et des coûts de transaction estimés à 0,82 %. Une rémunération d’intéressement peut également bénéficier aux parts dédiées à l’équipe de gestion, selon un mécanisme de partage de la performance décrit au règlement.

Dans le scénario intermédiaire du DIC A1, l’incidence annuelle des coûts ressort à 6,16 %. Cette mesure, dépendante des hypothèses du scénario, se distingue du TFAM contractuel. Ces chiffres soulignent l’importance d’obtenir le DIC de la catégorie effectivement proposée et le détail des éventuels coûts de conseil ou de distribution.

Quel lien avec l’apport-cession et l’impôt sur le revenu ?

Le dossier prévoit l’utilisation du fonds dans un remploi relevant de l’article 150-0 B ter du CGI, sous réserve du respect des conditions requises. Le calendrier de souscription et de conservation doit être rapproché des obligations de la holding et de l’opération d’apport-cession concernée.

Pour une personne physique, le régime fiscal du FCPR peut permettre, sous conditions, une exonération d’impôt sur le revenu sur les produits et plus-values, les prélèvements sociaux restant applicables. La durée fiscale de conservation ne doit pas être confondue avec la durée de blocage contractuelle, qui est plus longue.

Odyssée Actions n°4 ne doit pas être assimilé à un FCPI ouvrant une réduction d’impôt à l’entrée : le FCPI Odyssée PME Croissance 2026 est un autre fonds. L’analyse fiscale doit tenir compte du type de souscripteur et de son mode de détention.

Quels points de vigilance retenir ?

Avertissement sur les liquidations antérieures : le dossier signale que, sur les dix années précédant l’agrément d’Actions n°4, au moins la moitié des fonds concernés gérés ou précédemment gérés par Odyssée Venture n’avaient pas achevé leur liquidation dans le délai contractuel. Cet historique doit être examiné pour apprécier le risque de restitution tardive des capitaux.

  • Capital : une perte totale ou partielle est possible.
  • Liquidité : les participations non cotées peuvent être difficiles à céder au moment souhaité.
  • Valorisation : les estimations des entreprises peuvent différer du prix finalement obtenu.
  • Frais : leur niveau réduit la performance nette disponible pour l’investisseur.
  • Fiscalité : un manquement aux conditions peut remettre en cause le régime recherché.

Un rendement minimal est-il garanti ?

Non. Les scénarios du DIC illustrent plusieurs hypothèses ; ils ne prédisent pas le résultat futur.

Obtenir le dossier Odyssée Actions n°4 et étudier son adéquation à votre projet.

Pour comparer les mécanismes, consultez notre guide du remploi en apport-cession et la fiche du FCPI Odyssée PME Croissance 2026, un autre fonds destiné à la réduction d’impôt à l’entrée.

Sources officielles

Présentation informative et non contractuelle. Seule la documentation réglementaire à jour fait foi. L’investissement doit être adapté à votre capacité à supporter des pertes et une longue immobilisation.