ESPACE DÉFISCALISATION
ESPACE PLACEMENTS →

Dispositif Midy : réduire son impôt en investissant

Accueil › Défiscalisation financière › Dispositif Midy : réduire son impôt en investissant

Responsable éditorial : Bertrand BROTTIER, fondateur de Reduction-Impots.fr.

Vérification des taux et plafonds : 26 octobre 2026.

Dispositif Midy : investir dans de jeunes entreprises innovantes avec un cadre fiscal renforcé

Le dispositif dit « Midy » regroupe des réductions d’impôt renforcées pour certaines souscriptions au capital de jeunes entreprises innovantes et de structures qui y investissent. Depuis le 21 février 2026, le cadre a été modifié : le taux et les plafonds dépendent de la catégorie d’entreprise éligible et du support utilisé.

Qu’est-ce que le dispositif Midy ?

Le dispositif s’appuie notamment sur les articles 199 terdecies-0 A bis et 199 terdecies-0 A ter du CGI. Il vise certaines souscriptions réalisées entre 2024 et 2028 dans des entreprises répondant à des critères d’innovation définis par la loi, directement ou via certaines structures d’investissement.

Quels sont les taux en vigueur en 2026 ?

L’article 199 terdecies-0 A bis prévoit un taux de 30 % pour les souscriptions éligibles aux jeunes entreprises innovantes. L’article 199 terdecies-0 A ter prévoit des taux renforcés de 50 % pour certaines jeunes entreprises répondant aux critères de dépenses de recherche prévus par le texte et de 40 % pour les jeunes entreprises d’innovation à impact visées par la loi.

Ces taux ne s’appliquent pas indistinctement à toute PME innovante. L’éligibilité de l’entreprise, du support et de la période de souscription doit être vérifiée avant investissement.

Quelles conditions vérifier avant d’investir ?

  • qualification exacte de l’entreprise au regard des articles applicables ;
  • date et nature de la souscription ;
  • plafond propre au régime concerné ;
  • durée de conservation des titres ;
  • absence de cumul interdit avec une autre réduction sur la même fraction de versement ;
  • documentation du support lorsque l’investissement est indirect.

Le dispositif comporte des règles spécifiques de plafonnement et de reprise qu’il faut analyser au cas par cas.

Quels sont les risques ?

  • Perte en capital : l’investissement porte sur des entreprises jeunes et risquées.
  • Illiquidité : la revente peut être difficile ou impossible pendant plusieurs années.
  • Risque fiscal : une erreur d’éligibilité ou le non-respect des conditions de conservation peut remettre en cause l’avantage.
  • Concentration : un avantage fiscal élevé ne justifie pas une exposition excessive à une même classe d’actifs.

Midy, FCPI et IR-PME : ne pas confondre les mécanismes

Le dispositif Midy est lié à des catégories précises de jeunes entreprises innovantes. Le régime général IR-PME et les FCPI obéissent à des conditions différentes. Nous vérifions donc le fondement juridique exact de chaque souscription plutôt que d’appliquer un taux générique.

Questions fréquentes

Le taux de 50 % s’applique-t-il à toutes les JEI ?

Non. Le taux de 50 % relève d’un régime renforcé et de critères précis. D’autres souscriptions éligibles peuvent relever d’un taux différent.

Le dispositif est-il sans risque parce qu’il est fiscalement avantageux ?

Non. Le risque de perte en capital et l’illiquidité restent déterminants.

Consulter la FAQ complète du dispositif Midy

Références officielles

Investissement direct ou via un fonds : quelles différences ?

Le dispositif peut concerner une souscription directe au capital d’une entreprise éligible ou, dans certains cas, un investissement indirect via une société ou un fonds répondant aux conditions légales. Le niveau de diversification, les frais, la sélection des entreprises et la durée de détention peuvent alors être très différents.

Un investissement direct concentre davantage le risque sur une entreprise. Un fonds permet de répartir l’exposition entre plusieurs sociétés mais ajoute des frais de gestion et ne dispense pas de vérifier la proportion réellement investie dans les entreprises ouvrant droit à l’avantage fiscal.

Plafonds et cumul : pourquoi le calcul doit être personnalisé

Pour distinguer les plafonds, identifiez d’abord le texte applicable :

  • JEI — article 199 terdecies-0 A bis : plafond annuel des versements, défini selon la situation du foyer, incluant les souscriptions concernées par le texte.
  • JEIR et JEII — article 199 terdecies-0 A ter : plafond annuel commun aux catégories visées, lui aussi différent pour une personne seule et un couple imposé ensemble.
  • Limite pluriannuelle : les avantages des deux articles partagent un plafond sur la période légale. Il faut prendre en compte les réductions déjà obtenues sous chacun d’eux.

La même fraction de versement ne peut bénéficier des deux régimes. Les FCPI ont des règles d’assiette propres : leur réduction ne se déduit pas mécaniquement du montant total souscrit.

Consultez les montants et modalités dans le BOFiP JEI, sections IV à VI et le BOFiP JEIR/JEII, sections IV à VII. Nous vérifions le calcul à partir de la date de souscription, de l’attestation fiscale du support et des avantages déjà utilisés.

Exemple de lecture d’une offre éligible

Une communication qui annonce « jusqu’à 50 % de réduction d’impôt » ne suffit pas pour conclure. Il faut identifier la catégorie exacte de l’entreprise, la date de la souscription, le texte applicable, la fraction du versement retenue et les obligations de conservation. Ce contrôle est plus important que le taux mis en avant commercialement.

Faire vérifier une souscription

Contacter un conseiller

Informations générales, à vérifier selon la date de souscription et le support envisagé.